43. NOUVELLE EXPÉDITION DU SOIR

Le spectacle théâtral se prolonge.

Le temps de ma promenade hors de la cité, un second entracte a eu lieu. Perséphone n’en finit pas d’être prisonnière des Enfers. Sa sortie vers la lumière est, une fois encore, une allégorie de la transmutation en douze phases de l’être sombre basique en l’être lumineux final. Combien de fois vont-ils symboliser notre initiation pour que nous devenions tous des « pierres philosophales » vivantes ? Combien de fois vont-ils nous suggérer la taille de notre matière première pour la transformer en or ?

Sur la scène, les chœurs de Charités entonnent enfin un air d’allégresse pour la sortie de Perséphone des Enfers et le retour des récoltes pour les hommes. Ainsi s’achève la pièce. Dans la libération et la vendange. Les artistes saluent sous les applaudissements polis. Les Saisons distribuent des fruits aux spectateurs.

Dehors, je guette la sortie de mes amis et Raoul ne tarde pas à venir vers moi. Je le regarde de biais.

— Tu ne vas pas me faire la tête toute la soirée parce que nos peuples se sont fait la guerre, quand même ?

Tu me fais penser à ces joueurs d’échecs qui souffrent quand on leur prend une pièce.

Je ne réponds pas. Il insiste :

— Je déteste que nous soyons en froid, Michael. Avec tout ce que nous avons vécu depuis… enfin tout ce que nos âmes ont vécu ensemble comme mortels, comme anges et comme dieux, nous n’allons quand même pas nous quereller pour l’histoire de quelques humains.

« C’est bien plus que « quelques humains » », pensé-je.

— Ce ne sont que les pièces d’un jeu… combien de fois devrai-je te le dire ?

Mata Hari, Gustave Eiffel et Georges Méliès nous ont rejoints.

Je toise Raoul. Juste un jeu ? Non, il se trompe. Ce n’est pas qu’un jeu. Ou alors l’univers dans son ensemble n’est qu’un jeu.

Notre petit groupe de théonautes s’achemine vers les confins d’Olympie où nous avons creusé le tunnel sous la muraille de la ville.

Pour cette nouvelle expédition nocturne, Raoul et Mata Hari marchent à l’avant, Gustave Eiffel et Georges Méliès à l’arrière. Deux nouveaux venus nous ont rejoints, et pas des moindres. Camille Claudel et Jean de La Fontaine. Personnellement j’ai toujours été un fan de ce dernier. Avec ses petites histoires d’animaux il arrivait à faire passer des idées très profondes, et ouvrait des champs de réflexion philosophique et politique immenses.

Un peu intimidé, je n’ose même pas l’approcher. De toute façon, il reste à l’avant avec Camille Claudel.

Nous marchons dans la forêt bleue en direction du fleuve. Nous avançons vite, trouvant chaque fois le chemin le plus court et le plus aisé. Nous passons le fleuve par le tunnel secret derrière le mur d’eau du torrent.

Nous apercevons de loin la Grande Chimère, toujours captivée par son propre reflet dans le miroir que Georges Méliès avait eu le génie de lui donner. Le monstre autrefois si féroce ne nous prête aucune attention et nous le dépassons le plus discrètement possible. Tel est le pouvoir des miroirs…

Cette marche qui nous avait causé tant de difficultés me paraît désormais facile. Comme si, une fois les épreuves franchies, on ne nous les reproposait plus.

Nous accédons rapidement aux champs de coquelicots.

Dans la zone rouge, au lieu de neuf, onze palais sont maintenant visibles. Se sont ajoutés ceux du cinéma et de l’humour. Nous nous réjouissons de retrouver nos deux amis, mués en chimères féminines. Marilyn est semblable à elle-même. Quant à Freddy, il est étonnant que ce rabbin alsacien à la blague facile ait pu se transformer en une gracile jeune fille, tout en conservant quelques traits de son visage ancien.

Le couple a perdu l’usage de la parole mais, par signes, tous deux tentent de nous prévenir qu’un péril nous menace dans le territoire suivant. Ils insistent pour que nous prenions des sandalettes de corde, nous affirmant par gestes qu’elles nous seront nécessaires plus tard. Nous les remercions.

La nuit tombe, et en attendant le lever du deuxième soleil nous nous disposons en cercle, éclairés par une grappe de lucioles que nous disposons au centre, comme un feu.

Mata Hari vient s’asseoir près de moi.

— Quand tu verras le Grand Dieu, là-haut, tu lui demanderas quoi ?

— Je n’y ai pas encore pensé. Laisse-moi réfléchir… Et toi ?

— Je lui demanderai pourquoi il y a des salauds. Pourquoi Hitler ? Pourquoi le terrorisme ? Pourquoi le fanatisme ? Pourquoi la cruauté gratuite ? Pourquoi la méchanceté ? À quoi cela sert « historiquement » qu’il y ait autant de souffrances…

— Je crois avoir un début de réponse, assure Jean de La Fontaine se mêlant à notre conversation, le mal sert peut-être à révéler le bien. Il n’y a que dans l’adversité qu’on découvre la vraie valeur des êtres.

Face à l’incompréhension générale, l’écrivain se propose d’inventer une fable.

— C’est une luciole qui va voir son papa luciole et qui lance : « Dis papa, est-ce que je brille ? »

Jean de La Fontaine s’empare d’une poignée de lucioles et les place dans le creux de sa main pour illustrer son propos.

— Le père répond : « Ici je ne peux pas me rendre compte, si tu veux que je voie ta lumière, il faut aller dans l’obscurité. » Alors la petite luciole gagne les ténèbres et se met à briller seule dans le noir.

D’un geste, Jean de La Fontaine retire une luciole et l’éloigné des autres. Il la pose sur l’extrémité de son index.

— Et là, en effet, tout le monde peut voir sa lumière briller.

— Elle est jolie ton histoire, dit Mata Hari, songeuse.

— Mais elle n’est pas terminée. Car la petite luciole, seule dans le noir après avoir brillé, prend conscience des ténèbres qui l’entourent. Alors elle panique. Et elle lance un appel déchirant : « Papa, papa, pourquoi m’as-tu abandonnée ? »

— C’est fini ?

— Non, car le père lui répond : « Je ne t’ai pas abandonnée, c’est toi qui as voulu me montrer comme tu savais briller. »

— Et c’est quoi la morale ?

— Ce n’est que dans le noir qu’on voit la lumière, murmure Mata Hari.

— C’est en se confrontant à l’iniquité, la lâcheté, la bêtise et la barbarie, que l’on se révèle vraiment. Qui repérerait un sage dans un monde où tout va bien ?

J’ai le souvenir d’un épisode étonnant de ma vie de mortel, alors que nous, les thanatonautes, avions rapporté le secret du jugement des âmes et de leurs réincarnations en fonction de leurs bonnes ou de leurs mauvaises actions. L’information avait créé un vent de panique mondiale, et tout le monde était devenu « gentil » par désir d’être bien réincarné. Les mendiants recevaient tellement de dons qu’ils s’étaient équipés d’un récepteur de cartes de crédit. Les gens ne savaient plus comment faire le bien, mais c’était par égoïsme, par intérêt, par peur de se réincarner en crapauds. Mon amie Steffania, devant tant de sentiments sucrés et de comportements mielleux, avait cru bon de restaurer le hard rock et le vandalisme, pour qu’à nouveau il y ait du mérite à bien se comporter[2].

Jean de La Fontaine repose la luciole parmi ses sœurs.

— Imaginez un monde parfait… Imaginez un monde stable, imaginez un monde heureux où il n’y aurait pas d’accidents, pas de massacres, pas de salauds… ce monde vous semblerait-il intéressant ?

Nous n’osons répondre. Pour ma part, ayant inventé jadis l’île de la Tranquillité, je pense qu’on peut évoluer sans stress. Il faut seulement avoir envie d’aller plus loin, afin de trouver une motivation autre que la peur.

— Alors pour toi, Dieu, le Grand Dieu, nous envoie des épreuves pour nous révéler ? demande Camille Claudel.

Jean de La Fontaine hoche la tête.

— Même si ce n’est pas la vérité, l’idée présente l’avantage d’être un début d’explication rassurant, conclut-il.

Le vent se met à souffler un peu plus fort, et nous frissonnons.

— Moi, si je voyais Dieu, dit Camille Claudel, je lui demanderais pourquoi l’humain est doté de cette forme particulière. Pourquoi nous avons cinq doigts, par exemple. Pourquoi pas quatre, ou trois, ou six ?

Elle montre sa main musclée et actionne chaque phalange comme s’il s’agissait d’une machinerie complexe.

— Les grenouilles en ont quatre, rappelle Raoul.

— Bonne question, dit Gustave Eiffel. Il me semble qu’il faut un doigt central servant d’appui. Et deux doigts sur les côtés comme soutien. Cette architecture mécanique a dû être conçue pour notre période primate, lorsque nous utilisions nos mains pour marcher, nous nous appuyions ainsi sur l’avant.

Et Gustave Eiffel mime un gorille.

— Et si c’était le hasard ? dit Mata Hari, si nous avions cinq doigts sans raison précise ?

— Il n’y a aucun animal qui dispose de six ou sept doigts, que je sache, rappelé-je.

— La forme de la main permet de faire pince, mais aussi réceptacle. C’est pratique, avec cinq doigts on peut vraiment disposer d’un outil multi-usage, dit Georges Méliès en tirant une carte de sa manche et en la faisant apparaître et disparaître.

— Est-ce que notre forme physique est vraiment la plus adaptée au développement de l’intelligence ? Pourquoi la tête est-elle en haut ?

Chacun lance son idée :

— Pour prendre le soleil.

— Pour recevoir les rayons cosmiques.

— Pour voir plus loin.

— Pour que le cerveau soit loin du sol où les dangers pullulent, serpents et cailloux, par exemple.

Camille Claudel n’est pas convaincue.

— Pourquoi n’avons-nous pas le cerveau au centre pour faire rayonner le système nerveux dans tout le reste du corps ? Le fait que le cerveau soit au sommet entraîne la fabrication de nerfs très longs et donc fragiles.

— Moi, si je voyais le Grand Dieu là-haut, dit Raoul, je lui demanderais quel est le but de l’évolution de l’univers.

— La complexité, dit Mata Hari, songeuse.

— Pourquoi pas la beauté, comme l’a suggéré Van Gogh ?

— Ou la conscience.

— Ou l’amusement. Il a peut-être créé ce monde comme un tamagoshi, un spectacle vivant qui évolue sans lui et qu’il regarde de temps en temps pour se distraire.

L’idée amuse tout le monde.

— Et toi, Michael, tu as trouvé ce que tu demanderas au Grand Dieu quand tu le verras ? interroge Mata Hari.

Je réfléchis à ma réponse puis :

— Je lui demanderai : « Comment tu vas ? »

Tout le monde rit. Je poursuis :

— Après tout, nous sommes comme des enfants face à leur papa. Nous prions pour obtenir des jouets, nous redoutons qu’il nous administre des fessées, nous voulons lui plaire, suivre son exemple. Mais même à son papa, on peut demander « Et toi papa, comment ça va ? »

Ils ne rient plus.

— Si Dieu est un être vivant, il a sa vie. Donc, peut-être ses propres questions, ses propres doutes, ses propres angoisses, ses propres ambitions, ses propres déceptions. Comme nos pères jadis lorsque nous étions mortels. Nous les vénérions, nous les craignions, mais nous ne nous mettions pas à leur place. Aussi, plutôt que de demander à Dieu en quoi il peut nous aider, je lui demanderais en quoi je peux l’aider.

Raoul sourit, narquois.

— Tu serais pas un peu fayot, toi ?

Les autres me regardent, sans être vraiment convaincus. J’ajoute :

— Si j’étais Dieu, je n’aimerais pas être vénéré, admiré, ou élevé au rang d’icône, j’aimerais qu’on me trouve… sympa. Comme un papa sympa.

Cette fois tout le monde s’esclaffe.

— J’aimerais que mes sujets se demandent comment m’aider plutôt que comment m’aimer.

— Tu aimerais être « aidé » par ton peuple dauphin ? dit Jean de La Fontaine.

— Oui… Et je suis déjà agacé par l’amour inconditionnel que me portent par moments certains de mes sujets sans me connaître. Ils me vénèrent sans savoir pourquoi.

— En fait, dit Raoul, tu aimerais que lorsqu’ils te prient, ils prient Michael Pinson, et te visualisent tel que tu es réellement.

— Tout à fait. J’aimerais qu’ils s’intéressent à mon passé, à mes problèmes ici en Olympe, qu’ils souhaitent que je gagne la partie d’Y.

Georges Méliès approuve en souriant.

— Moi aussi, dit La Fontaine, quand ils dressent des idoles à mon image, et qu’ils me représentent avec une tête de mouette, j’éprouve une gêne.

Chacun de nous a en souvenir les prières ferventes, les psalmodies, les supplications, les sacrifices humains ou animaux. Nous avons en tête nos prêtres, nos prophètes péremptoires dans l’interprétation de nos pensées. Nous nous souvenons des soi-disant hérétiques tués pour nous honorer.

Mata Hari lisse ses longs cheveux soyeux.

— Les miens, vous savez ce qu’ils leur font aux hérétiques ? Ils les abandonnent en forêt pour qu’ils soient dévorés par les loups.

— Moi, ils les jettent du haut d’un rocher élevé, précise Raoul, dieu des hommes-aigles. Ils considèrent que si le dieu doit les sauver, il leur donnera des ailes avant qu’ils touchent le sol.

— Moi, dit Camille Claudel, mes hommes-oursins précipitent à l’eau avec une pierre au cou tous ceux qui doutent de mon existence. Ils considèrent que si le dieu veut les sauver il les aidera à remonter.

— Mes hommes-termites, dit Gustave Eiffel, enterrent vivants les hérétiques.

— Pour les miens un bûcher, c’est plus classique, complète Georges Méliès.

— Décapitation chez moi, annonce Jean de La Fontaine.

— Tu voudrais quoi ? qu’ils soient non plus tes adorateurs, mais tes… amis ? demande Mata Hari.

À nouveau quelques rires.

— Des amis ? Oui. C’est exactement ça. Je suis pour une « amitié » avec Dieu.

— Tu as vu le grand œil, dit Mata Hari. Peut-on être ami avec ça ?

Je pense à l’Encyclopédie et à Edmond Wells. Il disait si je me souviens bien : « Pour moi Dieu est la dimension au-dessus, comme la molécule est la dimension au-dessus de l’atome. » L’atome peut-il être ami avec la molécule qui l’englobe… ?

— Oui, une amitié avec Dieu, insisté-je. Comme un enfant peut être ami avec son père.

Ma suggestion paraît si saugrenue que certains haussent les épaules. « Une amitié avec Dieu ». Nous n’avons pas été conditionnés en ce sens. Il y a tant de passion autour de la religion que la notion d’amitié paraît dérisoire. Pourtant je prends soudain conscience que, pour moi, le mot « amitié » semble plus fort que le mot « amour ». Dans le mot « amitié » il n’y a pas de prise de possession de l’autre. Il y a une manière de fonctionner ensemble et de s’estimer mutuellement. Côte à côte. C’est peut-être pour cela que nous n’avons jamais associé ces deux mots : « dieu » et « amitié ». Mais pour moi un dieu idéal peut être un dieu ami. D’ailleurs je n’ai jamais perçu mes hommes-dauphins comme mes marionnettes, ou mes sujets. Au contraire, plus ils ont souffert plus je les ai trouvés proches de moi, des compagnons de destin. Mes amis les mortels.

Au loin, le soleil nouveau commence à faire son apparition, alors que 1 heure du matin résonne au beffroi de Chronos en Olympie.

Nous reprenons notre marche.

Un sentier serpente vers la montagne.

Raoul vient vers moi.

— Sacré Michael, tu me feras toujours rire. Par moments je me demande si tu n’es pas un génie… à ta manière. Tu as beaucoup changé, tu sais, depuis que je te connais.

— Tu as beaucoup changé toi aussi, Raoul.

Le sentier devient escarpé et abrupt. Nous arrivons dans une zone en pente raide où nous sommes pratiquement obligés de nous aider de nos mains pour ne pas chuter, nous grimpons en alpinistes. Nous nous taisons, de plus en plus essoufflés.

Notre ascension nous mène vers un plateau volcanique ponctué de petits cratères orange et fumants.

Nous sommes parvenus au monde orange.

 

Le Souffle des Dieux
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